La Gestion de l’offre

Forts et unis pour notre agriculture, pour nos emplois et pour des aliments d’ici

La gestion de l’offre est le moyen par lequel les producteurs de lait, de poulets, de dindons, d’oeufs de consommation et d’œufs d’incubation établissent le meilleur équilibre possible entre l’offre et la demande de leurs produits au Québec et au Canada.

Les producteurs ne produisent ainsi que les volumes nécessaires pour répondre adéquatement aux besoins des consommateurs d’ici et évitent la production de surplus qui devraient être écoulés à perte. Les agriculteurs canadiens sous gestion de l’offre comptent entièrement sur le prix du marché et ne reçoivent aucune subvention gouvernementale pour soutenir leurs revenus. Ils ont besoin que le marché canadien soit protégé pour éviter que les pays exportateurs, qui subventionnent lourdement leurs producteurs ou qui jouissent de conditions climatiques impossible à concurrencer, de règles moins exigeantes et d’une main-d’oeuvre bon marché, ne viennent envahir leur marché.

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Les trois piliers de la gestion de l’offre :

  • Planification de la production en fonction de la demande des consommateurs canadiens;
  • Prix à la production négociés en fonction du coût de production;
  • Contrôle des importations pour ajuster efficacement l’offre et la demande.

La gestion de l’offre, un modèle avantageux :

Pour les citoyens qui ont accès à des produits d’ici, de grande qualité, à des prix raisonnables, sans avoir à soutenir les agriculteurs à même leurs impôts;

Pour les gouvernements et pour l’ensemble de la société qui bénéficient des importantes retombées économiques et fiscales du secteur;

Pour l’industrie agroalimentaire qui est assurée d’un approvisionnement régulier de produits de grande qualité;

Pour les producteurs qui obtiennent un juste revenu entièrement du marché.

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La négociation de libre échange du Partenariat transpacifique (PTP)

La négociation multilatérale de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP), dans laquelle le Canada est activement engagé depuis 2012 avec l’Australie, le Brunéi, le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam, pourrait être conclue très prochainement

Bien que le gouvernement fédéral se soit engagé à répétition à défendre la gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales, les producteurs de lait, d’œufs et de volailles sont très inquiets qu’il accepte de nouvelles concessions qui conduisent à son démantèlement. La pression exercée sur le Canada pour qu’il accepte d’ouvrir ses marchés sous gestion de l’offre est très forte. Sachant que les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie réclament une libéralisation complète des marchés agricoles dans cette négociation, le niveau d’inquiétude des producteurs est très élevé. À juste titre, ils sont très méfiants, notamment depuis la concession de dernière heure du Canada accordant un accès supplémentaire de 17 700 tonnes de fromages lourdement subventionnés aux Européens afin de conclure un accord dans la négociation de l’Accord économique et commercial global (AECG) en 2013. À moyen terme, leur capacité de maintenir la gestion de l’offre serait gravement menacée par toute concession dans le PTP ou dans tout autre accord commercial.

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Quel serait l’impact d’un accord qui compromettrait la gestion de l’offre?

  • Dépendance accrue envers les produits importés, non soumis aux mêmes règles, et tous les problèmes d’approvisionnent et de qualité qui pourraient en découler. Par exemple, en production laitière, les États-Unis autorisent l’utilisation d’hormones de croissance qui sont interdites au Canada;
  • Fermeture de milliers de fermes au Québec et au Canada;
  • Perte de milliers d’emplois directs et indirects sur nos fermes, dans la transformation et chez nos fournisseurs;
  • Apport massif de fonds publics pour maintenir et compenser les secteurs sous gestion de l’offre.

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Notre demande aux gouvernements du Québec et du Canada

Nous demandons au gouvernement fédéral d’obtenir les conditions nécessaires au maintien intégral de la gestion de l’offre dans un éventuel accord du PTP.

Pour le Québec, les productions sous gestion de l’offre représentent :

  • 6920 fermes familiales (lait, volailles, œufs d’incubation et oeufs de consommation);
  • 3,4 milliards de dollars de recettes monétaires à la ferme, soit 43,2 % des recettes agricoles totales du Québec;
  • Plus de 92 000 emplois directs et indirects (production et transformation) dans toutes les régions du Québec avec un effet tangible sur la vitalité des communautés rurales;
  • 1,38 milliard de dollars de retombées fiscales aux niveaux fédéral, provincial et municipal;
  • Une contribution de 8,2 milliards de dollars au PIB.